//sentinelleveille.com

//sentinelleveille.com

Glaciers, glaces polaires et océans

Cette chronique est destinée à recentrer l'alarmisme actuel sur la fonte des glaces et l'évolution des océans à partir d'articles publiés récemment dans des revues scientifiques de bonne qualité. Elle est en relation directe avec celle qui concerne les planctons . Elle fait aussi écho à celle qui traite des "calamités" comme les ouragans ou les sécheresses, de manière plus générale..Comme vous allez le voir, les résultats des recherches en cours n'ont que peu à voir avec ce que l'on vous raconte dans les médias et avec le catastrophisme qui y règne en maître. Bien au contraire !                                                                                                                                                                                                               

05 Novembre 2011 : Après la "ola", encore de multiples évidences des cycles de 60 ans de l'Oscillation Nord Atlantique, retrouvés dans l'évolution de la température globale de surface des océans, dans la vitesse de rotation de la planète (LOD) ainsi que dans les observations des aurores boréales observées en Europe, depuis 1700.

 

A. Introduction :
Ce billet s'inscrit dans la droite ligne du billet précédent (ci-dessous) qui était intitulé :
"La ola et les oscillations climatiques : Une analyse détaillée de la périodicité d'environ 60 ans qui se retrouve dans de très nombreux indicateurs climatiques".
De fait, il vient le compléter. Il montre que les oscillations de période environ 60 ans sont omniprésentes dans les observables du climat et même jusque dans la vitesse de rotation de la planète et les aurores boréales, comme vous allez le voir.

 

akasofu1a

 

Comme je l'ai déjà fait remarquer à plusieurs reprises, la présence de ces oscillations de période 60 ans et donc de demi-période trentenaire, est d'une importance considérable dans le débat actuel sur l'évolution du climat ainsi que l'illustre le dessin évocateur ci-contre, dû au Prof. Syun Ishi Akasofu, maintes-fois mentionné dans ce site, à côté d'autres collègues scientifiques (tels William Gray et al, Scafetta et al, Mojib Latif, Swanson et al, Klyashtorin et Lyubishin, Joseph d'Aleo) qui partagent, en grande partie, le même point de vue.

 

En bref, l'accroissement marqué de la température du globe observée au cours du XXème siècle a commencé dans les années 1970-75, soit près de 25-30 ans avant la stabilisation des températures que nous connaissons depuis 2000 c'est à dire depuis une dizaine d'années.

 

Si le cycle de 60 ans est bien une réalité, nous devrions donc assister à une baisse (ou, au moins, à une stagnation) de la température pendant au moins deux décennies comme cela a été exposé à plusieurs reprises et à partir de différents arguments dans cette page du site.

 

B. L'article sujet de ce billet :

 

Voici donc les résultats d'une publication (peer-reviewée) récente qui apporte des éléments nouveaux et intéressants à ce sujet :

 

Le 25 Août dernier est paru dans le journal Theor. Appl. Climatol. (Theoretical Applied Climatology, DOI 10.1007/s00704-011-0499-4) un article intitulé :

 

"Evidences pour une oscillation Nord Athantique de période environ 60 ans depuis 1700 et sa signification pour le changement climatique global."
"Evidences for a quasi 60-year North Atlantic Oscillation since 1700 and its meaning for global climate change"

 

Sous la signature de
Adriano Mazzarella & Nicola Scafetta

 

Dont voici les affiliations :

 

A. Mazzarella (*)
Meteorological Observatory, Department of Earth Science,University of Naples Federico II, Italie
N. Scafetta
Active Cavity Radiometer Irradiance Monitor (ACRIM) Lab, Coronado, CA 92118, USA
et Duke University, Durham, NC 27708, USA

 

L'article que je vais commenter est disponible en pdf sur le site de Nicola Scafetta à l'Université de Duke (USA). Le présent site a déjà, à plusieurs reprises, fait état de ses publications (Par exemple, ici et ).
Comme je l'ai déjà mentionné, Scafetta est un physicien-statisticien-théoricien que l'on peut qualifier, du moins pour ce qui relève du climat, d'adepte de la méthode empirique.
Note : Wikipedia rapporte que " l'empirisme considère que la connaissance se fonde sur l'accumulation d'observations et de faits mesurables, dont on peut extraire des lois générales par un raisonnement inductif, allant par conséquent du concret à l'abstrait." On peut donc voir la méthode scientifique empirique comme la démarche inverse de celle qui est utilisée par le GIEC laquelle est déductive et part de théories de base et de modèles informatiques dont on peut confronter, à posteriori, les résultats (prévisions, scénarios) avec les observations.

Dans cet article, Scafetta utilise la méthode empirique pour comparer, entre elles, les observations des cycles de 60 ans de l'Oscillation Nord Atlantique, celles des cycles de la température de surface des océans, celles des variations de la longueur du jour (dépendant donc de la vitesse de rotation de la Terre) et celles des aurores boréales. Je précise que, dans cet article, les auteurs s'intéressent plus spécifiquement aux cycles de 60 ans, ce qui ne signifie pas qu'il n'en existe pas d'autres, de plus courte et de plus longue durée, comme ils l'indiquent eux-mêmes. Simplement et comme nous l'avons vu dans ce précédent billet ou encore dans celui-ci, parmi d'autres, il se trouve que les cycles de soixante ans sont particulièrement remarquables.

Comme à l'acoutumée, voici le résumé original de l'article, suivi d'une traduction en français.

 

Abstract The North Atlantic Oscillation (NAO) obtained using instrumental and documentary proxy predictors from Eurasia is found to be characterized by a quasi 60-year dominant oscillation since 1650. This pattern emerges clearly once the NAO record is time integrated to stress its comparison with the temperature record. The integrated NAO (INAO) is found to well correlate with the length of the day (since 1650) and the global surface sea temperature record HadSST2 and HadSST3 (since 1850). These findings suggest that INAO can be used as a good proxy for global climate change, and that a ~60-year cycle exists in the global climate since at least 1700. Finally, the INAO ~60-year oscillation well correlates with the ~60- year oscillations found in the historical European aurora record since 1700, which suggests that this ~60-year dominant climatic cycle has a solar–astronomical origin.

Résumé : On trouve que l'Oscillation Atlantique Nord (NAO) obtenue à partir de données instrumentales et de la bibliothèque des indicateurs pour la zone Eurasienne, est caractérisée par une oscillation dominante de période proche de 60 ans et ceci depuis 1650. Ce motif devient clairement apparent quand les tables des données NAO sont intégrées en fonction du temps pour mettre en évidence leur comparaison avec l'enregistrement de température. On trouve que La NAO intégrée (nommée INAO) est bien corrélée avec la durée du jour (LOD) (depuis 1650) et avec les enregistrements de la température de surface des océans HadSST2 et HadSST3 (depuis 1850). Ces observations suggèrent que l'INAO peut-être utilisé comme un bon indicateur pour le changement du climat global et qu'il existe un cycle d'environ 60 ans dans le climat du globe depuis au moins 1700. De plus, les oscillations d'environ 60 ans sont bien corrélées avec les oscillations d'environ 60 ans trouvées dans les enregistrements historiques européens des aurores (NdT: boréales) depuis 1700, ce qui suggère que ce cycle dominant d'environ 60 ans est d'origine astronomique et solaire.

 

Une explication simple (et en français) de l'Oscillation Nord-Atlantique (la NAO) est rappelée sur le site de l'Ifremer. La NAO est intimement liée à l'Oscillation Arctique (AO) dont on peut suivre les variations au jour le jour dans la page indicateurs. Comme cela a été montré dans l'article précédent (ci-dessous), la NAO ou l'AO jouent un rôle très important sur le climat par le biais des téléconnexions.
Les données sur les variations récentes de la NAO se trouvent sur le site de la NOAA (Climate Prediction Center). Le calcul de l'indice NAO est très proche de celui de l'AO qui mesure simplement le différentiel de pression entre la région des Açores et celle de l'Islande. Le calcul de la NAO est explicité dans l'article de Mazzarella et Scafetta.

 

A noter que pour pouvoir comparer les variations de la NAO avec les autres indices pertinents, Mazzarella et Scafetta utilisent un indice dérivé de la NAO (qui est spécifique d'une date donnée), qu'ils appellent INAO et qui représente la NAO intégrée à l'aide d'une sommation séquentielle.

 

J'ai extrait de l'article en question quelques graphiques représentatifs du travail de Mazzarella et Scafetta. Dans la suite, ces deux auteurs superposent, en remontant dans le temps aussi loin que les données sont disponibles (parfois jusqu'en 1700), les variations temporelles de :

 

  1. La NAO (INAO) et le LOD (La longueur du jour liée à la vitesse de rotation de la terre)
  2. Le LOD et la température de surface des océans.
  3. La NAO (INAO), le LOD et la température de surface des océans.
  4. Les aurores boréales et la NAO.

 

Voici les extraits des figures en question accompagnées de leurs légendes traduites en français :

 

1. Superposition des variations de la NAO et des variations du LOD (Longueur du jour).

 

mazza1

 

 

 

 

 

"Fig. 3
Graphes des variations temporelles (corrigées de leur tendance à long terme) annuelles pour l'INAO et le LOD, lissées suivant une moyenne courante sur 11 ans. Le symbole (-1) devant le LOD indique que le graphe a été inversé (le haut en bas et vice versa) pour permettre une meilleure comparaison visuelle."

 

Je rappelle en passant que, l'année dernière, V. Courtillot, J-L Le Mouël et al ont mis en évidence une corrélation marquée entre le LOD et les cycles solaires, ce qui peut être mis en relation avec la conclusion de Mazzarella et Scafetta sur "l'origine astronomique et solaire" de ces oscillations.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2. Superposition des variations du LOD et des variations de la température de surface des océans

 

mazza2

 

 

 

"Fig. 4
Graphes des variations temporelles (corrigées de leur tendance à long terme) annuelles pour le LOD et HadSST2, lissées suivant une moyenne courante sur 11 ans. Le symbole (-1) devant le LOD indique que le graphe a été inversé (le haut en bas et vice versa) pour permettre une meilleure comparaison visuelle."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3. Superposition des cycles de la température de la surface des océans avec le LOD et la NAO (INAO) :

 

mazza6

 

A noter que l'article de Mazzarella et Scafetta était déjà soumis à publication lorsque le Hadley Center (UK) a publié une série de données améliorées des mesures de la température de la surface des océans. C'est cette dernière série de mesures appelée HadSST3 qui a été utilisée pour ce graphique. Les auteurs se félicitent du fait que la superposition des graphes est encore plus convaincante avec l'utilisation de HadSST3 au lieu de HadSST2 comme ci-dessus.

 

"Fig. 8
Graphes des variations temporelles annuelles pour le HadSST3, le LOD et l'INAO, lissées suivant une moyenne courante sur 11 ans."

 

La superposition de ces trois observables est remarquable.

 

 

 

 

4. Le plus étonnant : Cycles des aurores boréales et cycles NAO de ~60 ans :

Rappel : les aurores boréales.
mazza9

Les lumières aurorales sont émises à des altitudes comprises entre 80 et 150 kilomètres, dans l'ionosphère. La lumière des aurores provient des collisions entre des particules rapides provenant de la magnétosphère et les atomes et ions de l'ionosphère.
Les aurores boréales sont les aurores polaires que l'on observe dans l'hémisphère Nord. Les aurores australes sont les aurores polaires que l'on observe dans l'hémisphère Sud." (source). Comme on le voit sur le dessin ci-contre, les aurores boréales (et australes) résultent directement des éruptions solaires.

 

 

mazza10

Ceux qui ne sont pas familiers avec les aurores boréales peuvent visionner cettesuperbe vidéo (durée28 secondes) prise dans le Michigan le 24 octobre dernier (2011).
Elle vaut vraiment le coup d'oeil.

 

Comparaison entre les cycles des aurores boréales (observées en Europe du Nord) et le cycles NAO, depuis l'année 1700 :

mazzaè

"Fig. 7

Graphes des variations temporelles (corrigées de leur tendance à long terme) annuelles pour le INAO et les aurores, lissées suivant une moyenne courante sur 23 ans. Les deux enregistrements sont décalés (NdT verticalement) pour améliorer la visibilité. Les enregistrements sont comparés à une variation sinusoïdale qui montre l'existence d'une oscillation cohérente des variations avec une période d'environ 60 ans. La période des deux cycles sinusoïdaux est obtenue avec un fit de meilleure régression. Noter que bien que le coefficient de meilleure régression, T=63 ans et T=61 ans apparaissent différents, ils sont, en réalité, identiques compte tenu de l'erreur statistique qui est d'environ 8 à 10 ans."

 

 

 

A l'évidence, ces graphiques parlent d'eux-mêmes.

Cependant et s'agissant d'empirisme et de corrélations entre des phénomènes qui ne sont pas interdépendants de manière évidente, on peut toujours penser que tout cela est fortuit, quoiqu'une telle accumulation d'observations concordantes entre des observables dont les variations sont très loin d'être monotones, puisse difficilement résulter du simple jeu du "hasard".

Quoiqu'il en soit, et comme nous le verrons ci-dessous (section C), peu à peu, les modélisations (et les observations) progressent.
Ainsi une publication toute récente vient, cette fois-ci, à partir de modèles théoriques et informatiques, de retrouver une corrélation entre les cycles éruptifs solaires de 11 ans (c'est sans doute le lien astronomique solaire évoqué par Scafetta) et les régimes de vents et de pression qui "ressemblent aux phases négatives de l'Oscillation Arctique et Nord Atlantique" comme l'écrivent les auteurs de l'article.

La conclusion de l'article de Mazzarella et Scafetta :

"In conclusion, the findings of this work indicate that the global climate likely presents a ~60-year oscillation since at least 1700. This natural oscillation was in its warm phase during the period 1970–2000 and has likely largely contributed to the global warming during this period. Scafetta (2010) evaluated that about 60% of the warming observed since 1970s could be associated to a 60-year oscillation. Moreover, this quasi 60-year oscillation does not appear to have a constant amplitude. For example, the 1880-1940 oscillation appears to have a larger period than the 1940-2000 oscillation which would further stress a natural origin of the warming observed from 1970 to 2000. Finally, this quasi 60-year oscillation likely has a solar–astronomical origin, in agreement with the hypothesis advanced by Scafetta (2010). In conclusion, the finding of this paper confirms a quasi 60-year cycle in the climate system that also further confirms the result of Loehle and Scafetta (2011) that the climate models used by the IPCC have significantly overestimated the anthropogenic effect on climate since 1950 by three to four times."

"En conclusion, les résultats de ce travail montrent que le climat du globe présente une oscillation de période d'environ 60 ans depuis au moins 1700. Cette oscillation naturelle se trouvait dans sa phase chaude durant la période 1970-2000 et elle a largement contribué au réchauffement global durant cette période. Scafetta (2010) a calculé qu'environ 60% du réchauffement observé depuis les années 1970 pouvait être associé à cette oscillation de période 60 ans. De plus, cette oscillation d'environ 60 ans n'apparaît pas avoir une amplitude constante. Par exemple, il ressort que l'oscillation 1880-1940 avait probablement une période plus longue que celle de 1940-2000, ce qui renforce encore l'idée d'une origine naturelle pour le réchauffement observé de 1970 à 2000. Enfin, cette oscillation d'environ 60 ans a probablement une origine astronomique en accord avec l'hypothèse avancée par Scafetta (2010). En conclusion, les résultats de cet article apportent la confirmation l'existence d'un cycle d'environ 60 ans dans le système climatique ce qui renforce les conclusion de Loehle et Scafetta (2011) que les modèles climatiques utilisés par le GIEC ont considérablement surestimé l'effet anthropique sur le climat depuis 1950 et ceci d'un facteur trois à quatre."

_________________________________________________________________________________

C. Un complément récent sur le lien entre l'activité solaire et le climat :

L'origine "astronomique et solaire" des oscillations, suggérée par Mazzarella et Scafetta dans l'article mentionné ci-dessus, pourrait être mise en relation avec les résultats d'un autre article paru tout récemment.

Dans la lignée des articles de Mike Lockwood de Reading suivant lesquels les émissions d'UV durant les éruptions solaires jouent un rôle important sur le climat (hivernal), des modélisateurs britanniques et US sont parvenus à tenir compte de ces observations (les grandes variations des UV) dans leurs modèles. Un article sur ce sujet vient de paraître dans NATURE Geosciences. Ce modèle établit un lien entre les éruptions solaires et les régimes de vents et de pression qui "ressemblent aux phases négatives de l'Oscillation Arctique et Nord Atlantique".

Voici les références de cet article :

"Forçage solaire de la variabilité du climat hivernal dans l'hémisphère Nord."
"
Solar forcing of winter climate variability in the Northern Hemisphere"

Sarah Ineson, Adam A. Scaife, Jeff R. Knight, James C. Manners, Nick J. Dunstone, Lesley J. Gray & Joanna D. Haigh
Affiliés au MetOffice (UK), à la NOAA (US) et à l'Imperial College (UK).

Publié online le 09 Octobre 2011 dans Nature Geoscience 4, 753–757 (2011) doi:10.1038/ngeo1282
(Merci à ma collègue scientifique (et amie) qui a attiré mon attention sur cet article tout récent).

Extrait du résumé :

[...]"Specifically, weaker westerly winds have been observed in winters with a less active sun, for example at the minimum phase of the 11-year sunspot cycle. With some possible exceptions, it has proved difficult for climate models to consistently reproduce this signal. Spectral Irradiance Monitor satellite measurements indicate that variations in solar ultraviolet irradiance may be larger than previously thought. Here we drive an ocean–atmosphere climate model with ultraviolet irradiance variations based on these observations. We find that the model responds to the solar minimum with patterns in surface pressure and temperature that resemble the negative phase of the North Atlantic or Arctic Oscillation, of similar magnitude to observations. "[...]

[...] "De manière plus spécifique, des vents d'Ouest plus faibles ont été observés durant les hivers, lors d'un soleil moins actif, par exemple lors de la phase minimale du cycle d'éruptions solaires de 11 ans. A part quelques possibles exceptions, il s'est avéré difficile pour les modèles climatiques de reproduire de manière consistante ce signal. Les mesures satellitaires du Spectral Irradiance Monitor montrent que les variations de l'irradiance solaire dans le domaine de l'UV peuvent être plus importantes qu'on le pensait auparavant. Dans cet article nous mettons en avant un modèle océan-atmosphère avec une irradiation ultraviolette basée sur ces observations. Nous trouvons que les modèles répondent aux minima solaires par la constitution de systèmes de pression de surface et de température qui ressemblent à la phase négative de l'Oscillation Arctique ou Nord Atlantique, et qui est de même amplitude que les observations."[...]

Je rappelle que les rapports successifs du GIEC (FAR, SAR, TAR, AR4) ont écarté, d'emblée, l'influence solaire, au profit de celle des gaz à effet de serre, pour expliquer l'évolution du climat durant le XXème siècle et le début du XXIème. L'argument invoqué était que la variation d'irradiance solaire (donc intégrée sur toutes les longueurs d'ondes perceptibles) durant cette période n'était que de l'ordre de 0,1%.
Cependant, des mesures récentes plus fines et plus détaillées de l'irradiance solaire, dans différents domaines de longueurs d'onde, durant les éruptions solaires sont devenues disponibles. Il est apparu que, si les variations de l'irradiance totale demeurait faible, il n'en était pas de même des variations de l'irradiance dans le domaine ultraviolet, comme le rappelle le résumé ci-dessus.
Selon cet article publié dans Nature Geosciences, il semblerait que l'on puisse reproduire (par des modèles atmosphère-océans couplés) pourquoi et comment ces variations importantes d'émission UV durant les éruptions solaires, jouent un rôle important sur le climat, tout au moins hivernal et dans l'hémisphère Nord (comme l'avaient montré les observations de Mike Lockwood et al).
Bien entendu, il ne s'agit là que d'un début. Mais cet article est important parce qu'à ma connaissance, il est le premier qui établit un lien théorique (via les modélisations numériques) entre les éruptions solaires et le climat, au moins, pour une saison et un hémisphère de la panète.

Inutile de préciser que ceci ne remet nullement en cause les observations et les recherches menées par le projet CLOUD du CERN. Le but poursuivi par ce dernier projet, abondamment commenté dans cette page, est la compréhension de la variation de la nébulosité en fonction des rayons ionisants et de la nature des aérosols présents dans l'atmosphère.
Disons, pour l'instant, que la "piste UV" est une piste intéressante qu'il s'agit également d'approfondir.

Ces résultats sont encourageants. Ceux de Mazzarella et Scafetta comme ceux de l'article de Nature Geosciences.
La Science du Climat progresse envers et contre tout, et ceci d'autant mieux, qu'elle s'intéresse (enfin !) aux causes naturelles de la variabilité climatique de notre planète, et notamment aux éruptions solaires dont les empreintes sur les climats du passé sont innombrables et omniprésentes.
En effet, les causes naturelles et les cycles climatiques, pourtant évidents, ont été largement "oubliés" par les climatologues proches du GIEC, au cours des deux décennies passées, au profit du "tout effet de serre".

Comme d'habitude, il est peu probable, pour ne pas dire tout à fait improbable, que vous n'entendrez jamais parler de ces articles importants, pourtant dûment peer-reviewés et parus dans d'excellentes revues, dans la "grande" presse.

Sans aucun doute : A suivre ! 

 

 La suite et l'article entier ici

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



19/11/2011

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 22 autres membres