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Le Rapport Campbell: des preuves sans appel

Partie 1/3

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Vous connaissez Spider-Man, Batman et Superman, mais connaissez-vous Colin Campbell ? Certains pourraient penser que j’en fais des tonnes pour un simple livre… Comment ça un simple livre ? À lui tout seul, il vous permettra d’avoir de solides connaissances en nutrition basées sur des preuves. Oubliez les blagues de l’AFSSA et penchez-vous sur un ouvrage qui en vaut vraiment la peine.

Si je devais décrire Colin Campbell en trois adjectifs, je dirais : pragmatique (il ne s’appuie QUE sur des expériences/observations scientifiques), insolent (l’auteur s’attaque aux idées reçues sans la moindre complaisance) et héroïque (au lieu de se baigner dans l’argent, il a choisi d’aider le plus grand nombre).

Je vous livre, ici, la première partie d’un résumé riche en information qui vous apportera au moins l’envie de creuser le sujet.

• De T. Colin Campbell et Thomas M. Campbell
• Publié pour la première fois en 2005
• 488 pages
• 20 euros

Présentation de l’éditeur

De quelque côté que l’on regarde, la santé des Occidentaux se dégrade. Nous dépensons de plus en plus pour les soins de santé, ce qui n’empêche pas un nombre croissant de diabètes, de maladies cardiovasculaires et le fait que la « guerre contre le cancer » amorcé dans les années 1970 est un fiasco. Près de la moitié de la population souffre d’un problème de santé nécessitant la prise hebdomadaire de médicaments sous ordonnance, et plus de 25 % souffre d’un cholestérol trop élevé. La science le dit clairement. Les résultats sont là pour le prouver. Modifier votre alimentation, c’est réduire de façon impressionnante vos risques de cancer, de maladies cardiaques, de diabète et d’obésité.


Biographie de l’auteur

Depuis plus de quarante ans, T. Colin Campbell est à l’avant-garde de la recherche dans le domaine de la nutrition. Il nous lègue Le Rapport Campbell, l’étude la plus exhaustive sur la santé et la nutrition à avoir jamais été entreprise. Colin Campbell est professeur émérite du département de biochimie nutritionnelle à l’Université Cornell. Il a bénéficié de plus de 35 ans de subventions pour faire des recherches ensuite revues par des pairs et il a rédigé plus de 300 documents de recherche. Le Rapport Campbell est l’aboutissement d’un partenariat établi depuis vingt ans entre l’Université Cornell, l’Université d’Oxford et l’Académie chinoise de médecine préventive.

Partie I : Étude en Chine

Chapitre 1 : Les problèmes que nous affrontons, les solutions dont nous avons besoin

Colin Campbell commence par nous narrer une scène de son enfance. Ce matin là, déjà grand carnivore, son petit déjeuner se composait d’œufs, de bacon, de saucisses, de pommes de terre rôties avec du jambon et de plusieurs verres de lait entier. Dix-sept ans plus tard, son père fut victime d’une première crise cardiaque et mourut à l’âge de soixante-dix ans lors d’une deuxième attaque foudroyante. Il semblerait que cet évènement fut le point de départ pour l’auteur qui ressentit un besoin vital de répondre à une question : pourquoi est-ce arrivé ?

De nombreuses données, concernant les États-Unis, sont ensuite exposées avec de solides sources à l’appui : un homme à 47 % de risque de contracter un cancer contre 38 % pour une femme, le nombre d’Américains anormalement gros dépasse significativement celui des individus de poids normal, le diabète a augmenté de 70 % chez les 30-39 ans contre 40 % pour les 40-49 ans et 31 % pour les 50-59 ans, 34 % des diabétiques ignorent leur maladie, un Américain sur trois meurt d’une maladie coronarienne, etc.

D’autres statistiques viennent assombrir le tableau, mais cette fois, concernant le système médical. La troisième cause la plus fréquente de décès est due aux soins médicaux dont la moitié incombe aux effets secondaires des médicaments. Les États-Unis dépensent plus pour leurs soins de santé que n’importe quel autre pays du monde, mais rien n’y fait, les problèmes de santé gagnent du terrain.

De nombreux régimes amaigrissants sont décrits comme la honte de la médecine. Le caractère scientifique des recherches menées, par leurs inventeurs respectifs, est fortement remis en question. Ce livre n’est pas fait pour perdre du poids en deux semaines, mais se veut être un moteur du changement pour une santé optimale. Ce professeur émérite nous rappelle que la plupart de ses conclusions et découvertes se sont formées à partir des résultats de recherches qu’il a lui-même menées. Le nombre d’expériences cité est tout simplement impressionnant. Contre toute attente, il n’hésitait pas, avant cela, à ridiculiser publiquement les opinions des végétariens. Notez que l’expression « végétarien » semble être utilisée à la place de « végétalien »

Bien que je n’apprécie pas cela, je vais quand même résumer les quelques expériences menées sur les animaux par l’auteur et ses collaborateurs. La première explique que, grâce à l’alimentation, et malgré des prédispositions génétiques très importantes, ils avaient réussi à activer ou stopper la croissance du cancer. Les performances sportives de deux groupes de rats sont ensuite comparées. Le premier est soumis à une alimentation riche en protéines animales tandis que l’autre n’en mange que très peu. Les rats nourris avec très peu de protéines animales étaient capables de fournir bien plus d’efforts en étant bien moins fatigués que le premier groupe. Les mêmes effets furent observés chez des sportifs de renommée mondiale.

Extrait clé du chapitre : « J’ai réalisé à quel point les bienfaits d’une alimentation végétarienne étaient nombreux et bien plus impressionnants que toute la panoplie médicamenteuse et chirurgicale de la médecine traditionnelle. Nous pouvons éviter dans une large mesure les maladies cardiaques, le cancer, le diabète, les attaques vasculaires cérébrales, l’hypertension, l’arthrite, les cataractes, la maladie d’Alzheimer, l’invalidité et d’autres désordres chroniques. (…) Des preuves supplémentaires impressionnantes existent aujourd’hui pour étayer la thèse selon laquelle les maladies cardiaques à un stade avancé, certains types de cancers avancés, le diabète et plusieurs autres maladies cardiaques peuvent être résorbés grâce à l’alimentation. »

Chapitre 2 : Une histoire de protéines

Colin Campbell a consacré toutes ses recherches biomédicales sur les protéines.

Une série de questions, qui trouveront des réponses au fil des pages, est posée :

• Quelles sont les bonnes sources de protéines ?

• Quelle quantité de protéines devrions-nous consommer ?

• Les protéines végétales sont-elles aussi efficaces que les protéines animales ?

• Est-il nécessaire de combiner certains aliments d’origine végétale à un repas pour combler tous nos besoins en protéines ?

• Est-il conseillé d’ajouter des suppléments protéiniques ou des acides aminés en poudre à notre nourriture, en particulier si nous pratiquons un sport ou une activité physique intense ?

• Devrions-nous prendre des suppléments protéiniques pour développer nos muscles ?

• Certaines protéines sont dites de qualité supérieure et d’autres, de qualité inférieure. Qu’en est-il vraiment ?

• Comment les végétariens comblent-ils leurs besoins en protéines ?

• Les enfants végétariens peuvent-ils se développer sainement sans manger de protéines animales ?

Les protéines fournissent les acides aminés dont huit ne peuvent pas être synthétisés par le corps. Il faut donc nous les procurer à travers ce que nous mangeons. La chair animale contient tous les acides aminés dont nous avons besoin et dans les bonnes quantités. Les végétaux, quant à eux, ont besoin d’être combinés pour trouver tous les acides aminés essentiels. La science actuelle détermine la qualité d’une protéine en fonction de sa capacité à favoriser la croissance, indépendamment de ses conséquences sur la santé. Le terme qualité est donc un terme totalement péjoratif, il conviendrait mieux de dire que ce sont les protéines végétales qui sont supérieures.

L’obsession de certains végétariens à vouloir combiner à tout prix certains aliments est exagérée. Le corps humain est naturellement capable de soutirer tous les acides aminés essentiels dont il a besoin chaque jour, à partir d’une variété naturelle de protéines végétales.

L’auteur nous parle ensuite du début de sa carrière où il fut envoyé aux Philippines pour trouver une solution à la malnutrition de la population due au manque de protéines animales. Il voulut promouvoir la cacahouète comme source de substitution, mais une moisissure cancérigène (l’aflatoxine) provoquait de nombreux cancers du foie partout dans le pays. Il fallait donc en premier lieu, trouver le moyen d’éviter cette catastrophe. Il rencontra un médecin, également conseiller du président, qui lui expliqua qu’il avait de l’opéré des enfants de quatre ans atteint par le cancer du foie !

Une révélation choquante s’en suit : « Les enfants atteints par le cancer du foie provenaient des familles les mieux nourries. (…) Elles consommaient davantage de protéines animales que n’importe qui dans le pays (de la protéine animale de la meilleure qualité en plus), et c’étaient elles que le cancer du foie dévastait ! »

Extrait clé du chapitre : « Une étude effectuée en Inde fut publiée par une revue médicale inconnue. Il s’agissait d’une expérience concernant le cancer du foie et la consommation de protéines, menée sur deux groupes de rats de laboratoire. On fit absorber de l’aflatoxine à un premier groupe de rats, puis de la nourriture contenant 20 % de protéines. Le deuxième groupe reçut la même quantité d’aflatoxine, puis de la nourriture contenant seulement 5 % de protéines. Le cancer du foie, ou tout au moins des lésions précancéreuses, apparu chez chacun des rats ayant consommé 20 % de protéines. Par contre, aucun des animaux ayant reçu 5 % de protéines ne fut victime du cancer ni même de lésions précancéreuses. Le rapport de 0 % à 100 % était flagrant. »

Chapitre 3 : Arrêter le cancer

Ils existent énormément de substances carcinogènes contenues dans la nourriture industrielle (via les additifs) et particulièrement dans la viande. Pourtant, elles seules ne suffisent pas à développer le cancer. La cause la plus dangereuse est ignorée et même idolâtrée. Les protéines animales sont décrites comme un produit chimique responsable de cette maladie.

Un encart intitulé « Les droits des animaux » nous avertit que la suite du chapitre traite d’expériences menées sur des animaux de laboratoire. L’auteur rappelle qu’il respecte cette vision, mais qu’il ne serait pas devenu un ardent défenseur du végétarisme sans ce type d’expérience. Aucune alternative n’aurait pu lui permettre de faire ces grandes découvertes.

Les trois phases du cancer et le rôle des protéines dans ces phases-là sont ensuite expliqués.

Phase 1 : l’initiation

C’est le moment où les graines du cancer sont plantées. Pratiquement irréversible, cette phase ne constitue aucun danger à ce stade, mais si les facteurs nécessaires au développement de la maladie sont réunis, la situation risque de s’aggraver sérieusement. Des tests effectués en laboratoire ont prouvé qu’un régime faible en protéines animales permettait de réduire les tumeurs, car, le nombre de graines cancéreuses qui pouvaient s’installer était largement réduit.

Phase 2 : la promotion

Après avoir planté les graines, le processus de germination se déclenche. Les résultats des expériences menés par Colin Campbell et ses collaborateurs sont stupéfiants : la quantité d’aflatoxine absorbée n’était en rien un facteur décisif. Le développement des foyers des cellules cancéreuses était proportionnel à l’ingestion de protéines animales. Mieux encore, une réduction de protéines animales faisait incroyablement chuter le nombre de foyers de cellules cancéreuses ! L’expérience fut menée avec des protéines végétales et même à très haute dose, cela ne déclencha pas la moindre réaction négative. Au contraire, elles faisaient même reculer la maladie.

Phase 3 : la progression

Une fois que le processus de germination des graines cancéreuses est déclenché, elles se mettent à proliférer dans l’organisme. Le rôle des protéines animales est identique à la phase de promotion.
Extrait clé du chapitre : « Tous les animaux ayant reçu de l’aflatoxine et 20 % de caséine (ndlr : protéine de lait) étaient morts de tumeurs au foie, ou tout près de l’être, à la centième semaine.  Tous les animaux ayant reçu la même dose d’aflatoxine, mais 5 % de protéines étaient vivants, actifs et pleins de vie à la centième semaine, leur fourrure étant par ailleurs bien brillante. Il s’agissait là d’un résultat de 100 à 0, résultat qui ne se voit presque jamais en recherche et qui était presque identique aux résultats finaux de la recherche menée en Inde. »

Chapitre 4 : Leçons à tirer de la Chine

Les expériences sur animaux s’avérèrent très instructives, mais il fallait pousser l’observation plus loin en examinant le rôle de l’alimentation chez l’être humain. Au début des années 1970, le dirigeant de la Chine se mourait d’un cancer. Pour en savoir plus sur cette maladie, il fit effectuer un sondage géant, qui constitua le plus grand projet de recherche biomédicale au monde. 650 000 employés se chargèrent d’accomplir cette mission à travers tout le pays. Les données recueillies furent très surprenantes. En certains endroits, le taux de cancer était 10 000 % plus élevé qu’ailleurs ! Les gênes ne pouvaient plus être considérées comme la seule cause. La preuve que l’environnement jouait un rôle décisif était là.

Plusieurs questions furent soulevées :

• Pourquoi le cancer était-il si élevé dans certains comtés ruraux et pas dans d’autres ?

• Pourquoi les variations étaient-elles si incroyablement énormes ?

• Pourquoi le cancer pris dans son ensemble était-il moins commun en Chine qu’aux États-Unis ?

Une équipe composée des meilleurs spécialistes du monde et sous la responsabilité de Colin Campbell alla examiné les différences environnementales pour découvrir si les causes de la maladie étaient les mêmes que chez les rats. Première constatation : les Chinois consomment beaucoup plus de calories, moins de gras, moins de protéines, moins d’aliments d’origine animale, plus de fibre et de fer que les Américains.

Les Chinois ont un taux moyen de cholestérol très inférieur à la norme occidentale, le taux varie de 70 mg/dl à 170 mg/dl. Ils vivent pourtant en très bonne santé. En fait, les observations faites montrent très clairement que plus le taux de cholestérol est bas et plus le taux de cancer est bas. Aux États-Unis, les  médecins mettent les Américains en garde si leur taux de cholestérol passe en dessous de 150 mg/dl. Pourtant à 90 mg/dl le nombre de cancers observés chutait incroyablement. Il y a donc un lien évidemment entre le cholestérol et le cancer. De plus, la norme américaine est basée sur le style de vie américain et le style de vie américain est défini comme étant la norme. Pourtant, des individus en très bonne santé ont une norme totalement différente. La notion de norme est donc subjective et ne reflète pas ce qui est bon pour le corps.

Les aliments d’origine animale font épouvantablement monter le cholestérol tandis que les végétaux le font diminuer. Dans les campagnes chinoises, l’apport moyen en protéines animales est de 7,1 g/jour contre 70 g/jour chez les Américains. Pourtant, même une aussi faible quantité laissait apparaître le cancer et d’autres maladies.

Gras animal

Le cancer est ensuite mis en corrélation avec la consommation de gras animal. Selon un rapport soumis au Congrès américain par Sir Richard Doll et Sir Richard Peto de l’Université d’Oxford, 2 à 3 % des cancers pouvaient être attribués aux gènes. On apprend que les Chinois consomment beaucoup moins de gras que les Occidentaux.  Le cancer du sein est d’ailleurs 5 fois plus bas en Chine qu’aux États-Unis.

Fibres alimentaires

Nous en apprenons ensuite beaucoup sur les fibres alimentaires. Même si elles ne sont pas digérées, elles sont vitales pour la bonne santé des êtres humains. En effet, elles permettent d’amener l’eau dans les intestins pour que les matières digérées continuent d’avancer. Elles emprisonnent également les substances nocives et susceptibles d’être cancérigènes. Elles permettent aussi de réguler l’appétit. De nombreux experts ne recommandent pas un apport en fibres alimentaires supérieures à 30/35 Mg, car celle-ci empêcherait de couvrir l’apport en fer et minéraux nécessaire au corps. L’apport en fibre des Chinois est trois fois supérieur aux Américains et pourtant leurs apports quotidiens en fer et minéraux sont de 34 mg/j contre 18 mg/j pour un Américain. En réalité, plus l’apport en fibre est élevé et plus l’absorption du fer est grande !

Antioxydants

C’est ensuite au tour des antioxydants de passer à la loupe. Les antioxydants sont en quelque sorte des boucliers qui protègent des radicaux libres (éléments très dangereux qui accélèrent le vieillissement, durcissent les artères, génèrent des cataractes, causent le cancer, l’emphysème, l’arthrite, etc.). Les antioxydants ne se trouvent qu’en très faibles quantités dans les produits d’origine animale alors que les végétaux en contiennent de très importantes quantités, c’est d’ailleurs ce qui leur donne leurs belles couleurs. L’équipe de chercheurs à observer que les familles chinoises qui consommaient le moins de vitamine C étaient les plus prédisposées à différents types de cancer dont le cancer du sein. Même chose pour le taux de bêtacarotène où un taux trop bas favorisait le cancer de l’estomac.

Atkins

Le régime Atkins en prend pour son grade. Son auteur est décrit comme un escroc qui grâce au marketing moderne arrive à gagner de l’argent alors qu’il souffre lui même de problème de poids, d’hypertension et d’une maladie cardiaque. Son régime, rappelons-le, exclu les hydrates de carbone et autorise les protéines et les graisses à volonté. Ces livres font fureur parce que les gens perdent du poids à court terme. Le centre de recherche du docteur Atkins a fait suivre son propre régime à 51 personnes obèses, et 41 l’ont poursuivi six mois. Ces 41 personnes ont perdu entre 9 et 10 kilos. Le centre c’est alors empressé de rendre l’information publique, clamant sur tous les toits que ce régime fonctionnait. Oui, mais… Ces personnes étaient restreintes à 1450 calories et, comme le dit l’auteur, avec si peu de calories que vous mangiez des vers ou du carton vous perdrez du poids ! Ces contraintes étant difficiles à tenir et mettant la santé sérieusement en danger, il n’est pas possible de maintenir cette alimentation sur le long terme. L’échec est inévitable. La restriction en glucides est dangereuse.

Glucides

Un régime alimentaire à haute teneur en glucides est ce qu’il y a de plus sain.  Des études prouvent que les maladies cardiaques, le diabète et tout un lot de maladies chroniques étaient réduits avec un tel régime. Cependant, il faut les consommer sous forme complexe comme les céréales complètes et les fruits et légumes non transformés, car le corps dispose ainsi de beaucoup de fibres alimentaires, vitamines et minéraux. Pendant la digestion leur transformation en énergie est contrôlée et régulée (donc pas de prise de gras). Les glucides raffinés, comme le pain blanc ou le sucre en poudre ne dispose d’aucun de ses nutriments et est directement transformé en glucose sans aucun contrôle (donc prise de gras). L’auteur encourage donc une forte consommation d’aliments naturels non transformés.

Protéines

D’après les observations faites sur les Chinois, une forte consommation de protéines végétales était étroitement associée à une taille et un poids supérieur. Les protéines végétales fonctionnent donc aussi bien que les protéines animales sans occasionner de problèmes de santé. Le potentiel génétique est pleinement atteignable en ne consommant que des végétaux !
Les comparaisons entre Chinois et Américains continuent. Les Chinois les moins actifs consommaient 30 % de calorie en plus pour une masse corporelle inférieure de 20 % ! Ce fait peut-être expliqué par un certain nombre de facteurs. Même si l’activité physique des Chinois est supérieure à celles des Américains, cela n’explique pas tout. L’adoption d’un régime à haute teneur en gras et en protéines amène les calories à se transformer en gras plutôt qu’en chaleur. Pour que les calories soient brulées sous forme de chaleur il suffit de réduire la consommation de gras et de protéines. L’activité physique est également importante, car l’oxygène permet de transformer les calories en chaleur.

Extrait clé du chapitre : « Dans la même étude, subventionnée par le groupe Atkins, les chercheurs rapportent les éléments suivants : «  À un certain moment au cours des vingt-quatre semaines, vingt-huit des personnes (68 %) ont signalé être constipées, vingt-six (63 %) ont signalé avoir mauvaise haleine, vingt et une (51 %) ont signalé des maux de tête, quatre (10 %) ont signalé la perte de cheveux, et une femme (1 %) a signalé une augmentation du flot sanguin pendant ses règles ». Ces chercheurs renvoient à d’autres recherches en disant que « parmi les effets nocifs de ce régime alimentaire sur les enfants figurent des néphrites oxaliques, des calculs rénaux, des vomissements, de l’aménorrhée (absence de règles), de l’hypercholestérolémie (taux élevé de cholestérol) et… des déficiences en vitamines » . En plus ces chercheurs ont découvert que les personnes suivant ce régime connaissaient une impressionnante augmentation (53 %) de la quantité de calcium rejeté dans les urines, ce qui annonçait une catastrophe pour leurs os. La perte de poids, qui n’est au début qu’une perte de fluide, se paye donc très cher. »

 

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Source



05/08/2013

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